Ils font aujourd’hui partie des joueurs français qui comptent sur la scène européenne. Pourtant, avant de poursuivre leur carrière loin de Villeurbanne, Nadir Hifi et Sylvain Francisco ont tous les deux été dans le viseur de l’ASVEL.
Tony Parker est revenu sur ces deux dossiers et a livré plusieurs détails sur les discussions menées à l’époque. Le président villeurbannais révèle notamment que Nadir Hifi était intéressé par une arrivée à l’ASVEL, tandis que Sylvain Francisco avait adhéré au projet qui lui avait été présenté.
Dans les deux cas, l’histoire s’est finalement écrite ailleurs.
Hifi voulait venir, TJ Parker n’avait pas retenu son profil
Le cas de Nadir Hifi laissera forcément quelques regrets à Villeurbanne.
Tony Parker ne cache pas son admiration pour le joueur. Il appréciait déjà son profil à l’époque et aurait aimé le voir rejoindre l’ASVEL. Surtout, l’intérêt était partagé : selon le dirigeant villeurbannais, Hifi voulait venir à l’ASVEL.
Mais le dossier n’est pas allé plus loin.
À l’époque, TJ Parker occupait le poste d’entraîneur et devait composer un effectif dans lequel figurait déjà Nando De Colo. Dans cette configuration, le technicien ne souhaitait pas ajouter le profil de Hifi à son groupe.
Tony Parker avait pourtant un avis différent sur le joueur et reconnaît avoir été déçu de ne pas parvenir à le faire venir.
La suite de la carrière de Hifi n’a fait que renforcer cette impression. Parker souligne les progrès réalisés par l’international français et apprécie particulièrement son jeu spectaculaire et agressif.
Son côté électrique et sa capacité à faire basculer une rencontre en quelques possessions font notamment partie des qualités mises en avant par le président de l’ASVEL.
Avec le recul, le rendez-vous manqué est notable : Hifi était intéressé par Villeurbanne et Tony Parker souhaitait son arrivée, mais les choix sportifs du moment ont conduit l’ASVEL dans une autre direction.
Francisco avait adhéré au projet de Tony Parker
Pour Sylvain Francisco, le scénario est différent.
Cette fois, aucun désaccord sportif sur le profil du joueur. Tony Parker explique que Francisco croyait au projet qui lui avait été présenté et se montrait particulièrement réceptif à l’idée de revenir jouer en France.
Une ambition rapprochait également les deux hommes : contribuer au développement du basket français avec, en ligne de mire, le rêve de voir un club tricolore remporter un jour l’EuroLeague.
Le dossier semblait donc reposer sur des bases solides.
Mais le calendrier de l’ASVEL a changé.
Tony Parker a finalement dû appeler Francisco pour lui annoncer que le projet envisagé ne pourrait pas être mis en place au moment initialement prévu. Il était repoussé d’une saison.
Une annonce difficile à faire au joueur, d’autant que celui-ci était disposé à attendre.
Parker ne voulait pas faire prendre ce risque à Francisco
Malgré la volonté du joueur, Tony Parker a préféré ne pas insister.
À 28 ans, Francisco arrivait à une période importante de sa carrière et disposait d’une opportunité contractuelle majeure. Le président villeurbannais parle même de « big payday » pour décrire l’importance du contrat qui se présentait au meneur.
Attendre une année supplémentaire aurait donc représenté un risque important pour le joueur, sans certitude que toutes les conditions soient encore réunies douze mois plus tard.
Tony Parker ne souhaitait pas lui demander de faire ce sacrifice.
Le dossier s’est arrêté là, mais sans rupture entre les deux parties. Le président de l’ASVEL insiste au contraire sur l’attitude de Francisco et la manière dont celui-ci a compris la situation.
Les deux hommes sont restés en bons termes. Francisco aurait également laissé entendre que leurs chemins pourraient éventuellement se recroiser.
Pour autant, rien ne permet à ce stade d’affirmer que l’ASVEL prépare une nouvelle offensive pour le meneur français.
Deux rendez-vous manqués, pour deux raisons différentes
Hifi et Francisco n’ont donc jamais porté le maillot villeurbannais, mais leurs situations respectives racontent deux histoires bien distinctes.
Pour le premier, le dossier s’est heurté à un choix dans la construction sportive de l’effectif. Malgré l’intérêt du joueur et celui de Tony Parker, TJ Parker ne souhaitait pas retenir ce profil alors qu’il disposait déjà de Nando De Colo.
Pour le second, l’obstacle est venu du calendrier. Francisco adhérait au projet, mais son report d’une saison est intervenu au moment où une opportunité importante se présentait dans sa carrière.
Deux dossiers qui prennent aujourd’hui une autre dimension au regard de la trajectoire des deux internationaux français.
Et qui permettent surtout d’en savoir davantage sur les coulisses du recrutement de l’ASVEL, où quelques décisions et questions de timing ont suffi à empêcher deux joueurs majeurs du basket français de poser leurs valises à Villeurbanne.