Il y a encore quelques semaines, l’ASVEL semblait prête à retrouver une place importante sur la scène européenne. Après une saison 2025-2026 terminée à la dernière place de l’EuroLeague avec huit victoires en 38 rencontres, Tony Parker avait décidé de s’installer lui-même sur le banc et de lancer un recrutement particulièrement ambitieux.
Sylvain Francisco, Armoni Brooks, Nick Weiler-Babb, Daniel Theis et Both Gach devaient incarner ce changement de dimension. Autour de l’équipe, un encadrement renforcé avait également été constitué, avec notamment l’arrivée de Vincent Collet.
Mais le projet présenté au début de l’été n’aura tenu que quelques semaines.
Un budget ramené de 59 à 24 millions d’euros
L’ASVEL envisageait initialement un budget proche de 59 millions d’euros, dont une partie importante devait provenir d’un partenaire asiatique. La masse salariale réservée aux joueurs pouvait alors dépasser les 20 millions d’euros et placer Villeurbanne parmi les clubs les plus dépensiers d’EuroLeague.
Lors de l’examen du dossier par la DNCCG, les garanties financières présentées par ce partenaire n’ont cependant pas été jugées suffisantes. Le club a alors dû soumettre un plan alternatif construit autour d’un budget estimé à 24 millions d’euros, soit une diminution de 35 millions. Le Progrès avait révélé l’ampleur de cette révision.
Une enveloppe de 24 millions reste importante en Betclic ÉLITE et supérieure au budget de la saison précédente. Le problème vient surtout du décalage entre les moyens finalement disponibles et les engagements pris pendant le recrutement.
Des recrues reparties avant le premier match
Sylvain Francisco devait devenir le visage du nouveau projet. Le meneur français sortait d’une saison exceptionnelle avec le Žalgiris Kaunas et avait terminé deuxième du vote pour le titre de MVP de l’EuroLeague.
Son passage à Villeurbanne aura pourtant pris fin environ un mois après son arrivée. Tony Parker a lui-même confirmé son départ, directement lié à la réduction du budget. L’Équipe avait détaillé cette séparation particulièrement symbolique.
Armoni Brooks a ensuite rejoint le Valencia Basket sous la forme d’un prêt d’une saison. L’arrière américain avait pourtant signé pour devenir l’une des principales menaces offensives de l’équipe. Son départ a été confirmé par les clubs concernés et présenté comme une conséquence des difficultés budgétaires villeurbannaises. AS a détaillé cette opération.
D’autres recrues ont également quitté le projet ou vu leur situation évoluer. Le départ de Mbaye Ndiaye vers l’Olympiacos, quelques semaines seulement après sa prolongation jusqu’en 2029, renforce encore l’impression d’une reconstruction menée dans l’urgence.
